NOUVELLE CRÉATION

Septembre 2019

Seule en scène avec
Marie-Claude Pietragalla

Mise en scène Julien Derouault

Chorégraphie et textes inédits Marie-Claude Pietragalla

Lumière Alexis David

Conception et réalisation vidéo Julien Derouault

Création musicale Wilfried Wendling, La Muse en Circuit et Louis Huguenin

Musiques
Tchaikovsky - Stravinsky - Olafur Arnalds - Portishead - Chopin - Birdy Nam Nam - Adolphe Adam - Massenet - Bizet

Durée 1h15

Production Théâtre du Corps

Coproduction avec La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale, l'Espace Carpeaux de Courbevoie et le Théâtre des 2 Rives de Charenton-le-Pont

La Femme Qui Danse


Pietragalla Photo Pascal Elliott
 Pietragalla Photo Pascal Elliott
 Pietragalla Photo Pascal Elliott
 Pietragalla Photo Pascal Elliott
 Pietragalla Photo Pascal Elliott
 Pietragalla Photo Pascal Elliott

La femme qui danse, je l’ai vue tous les jours travailler dans le studio accrochée à la barre, étirant son corps pour qu’il devienne l’instrument de nos imaginaires, de nos chorégraphies…

Julien Derouault

 

Pietra entame aujourd’hui un travail d’introspection inédit, elle révèle l’indicible de son métier et de son Art. Elle est tour à tour guide et témoin, muse et créatrice, actrice et danseuse. Elle plonge dans sa mémoire psychique et organique pour faire ressurgir des visages, des rencontres, des moments de danse.

L’oralité dans l’art chorégraphique est essentielle pour Pietra, elle souhaite conjuguer témoignage oral et mémoire du corps. Elle est l’auteure ici de textes inédits qui éclaire sur sa pensée, son ressenti, son expérience et ses sources d’inspiration. Se définissant comme une femme qui danse, Pietra nous dévoile en confidence ce qui constitue un parcours de vie.

Julien Derouault

 

La Femme Qui Danse : 40 ans de scène et de rencontres

« J’ai imaginé la Femme qui Danse, comme une expérience visuelle et sensorielle, plongeant le spectateur dans le voyage et la pensée intime de l’artiste. La respiration est omniprésente et avec elle, se noue une proximité, une écoute particulière. Le spectateur respire au rythme de l‘artiste, comme une ponctuation supplémentaire.

Les textes originaux de ce spectacle, en résonnance au corps en mouvement, dévoilent sur le ton de la confidence, un rapport à l’intime, aux sensations physiques et aux émotions vécues sur scène. Dans le processus de création, j’ai souhaité conjuguer témoignage oral et mémoire du corps. Que fait-on d’un héritage culturel, d’une connaissance du monde de la danse en perpétuel mutation ? Comment insuffler et sensibiliser la jeune génération à la danse comme Art de l’instant, du sensible et de l’éphémère ?

La transmission orale est essentielle dans l’art chorégraphique, il faut habiller sa danse avec des mots, donner du sens et de la qualité au mouvement, qu’il soit furtif, vibrant, saccadé, violent, fluide, répétitif ou spectaculaire.

J’ai vécu 40 ans sur scène à remettre mon ouvrage comme un artisan jour après jour, à plier mon corps avec discipline, à incarner des personnages romanesques, à créer des combinaisons de mouvements inédits jaillissant de mon imaginaire, à conserver farouchement sincérité et honnêteté dans mon travail.

Toutes les émotions indicibles, les bonheurs ressentis l’espace d’un geste suspendu, la pudeur de recevoir les applaudissements du public, les théâtres investis et les scènes passées et à venir, ont déterminé cette femme qui danse.
Oui, je suis un animal mimant et dansant, un être incarné et désincarné qui évolue au gré d’un rythme intérieur, d’un souffle musical, d’une conscience éclairée.

La danse est pour moi une pensée au quotidien, une douce dépendance, une nécessité de chaque instant. »

Marie-Claude Pietragalla

 

 

La Muse en Circuit


 

« La Femme qui Danse fait suite à plusieurs collaborations du Théâtre du Corps et de la Muse en circuit, membres des centres nationaux de créations musicales.

Le travail musical a d’abord consisté à mettre le souffle au cœur de l’orchestration sonore. Ce souffle prolonge l’intimité du discours et met le spectateur au plus près de la respiration du mouvement.

Le microphone n’est pas seulement amplification, mais transformation, la voix amplifiée permet à Pietra de prolonger au-delà des mots, la confidence intime du geste. Nous avons mis en place des outils qui ont permis au cours des répétitions de développer une dialectique du bruit vocal proche de la poésie sonore.

La voix sans mots est ainsi devenue un langage musical qui a ensuite donné à de nombreuses transformations en temps réel. Les jeux d’échos et de répétions se sont inscrits dans un travail de l’espace qui sort du plateau, pour porter la voix au plus près du spectateur, l’entourant d’un halo de souvenirs sonores. La synthèse granulaire, les résonateurs et autres filtrages ont également permis de générer des matériaux plus abstraits dont la source peut sembler plus lointaine mais qui unient la musique, la voix et le corps.

Dans ce même esprit de prolongement du corps par la voix, le spectacle a recours aux technologies de captation du geste. Pietra est ainsi équipée d’un capteur accéléromètre et d’un gyroscope sous la forme d’une bague qui communique avec les logiciels.

La main devient dès lors le chef d’orchestre du son et de l’image. Une gestuelle singulière joue avec les sons et les déploie dans tout l’espace de la salle qui est équipée de haut-parleurs autour du public. De la même façon la vidéo utilise la technologie des « shaders » pour générer en temps réel des matières plastiques synchronisées au corps de la danseuse.

Cet accompagnement technologique a été intégré dès les premières répétitions comme un instrument artistique à l’épreuve de la réalité du plateau, et non pas comme un artifice secondaire. Les sons et les images sont ainsi partis intégrante de la poésie et de la dramaturgie du spectacle la Femme qui Danse. »

Wilfried Wendling

 

 

A propos

Le Théâtre du Corps est subventionné par la DRAC Île-de-France au titre de l’aide à la compagnie chorégraphique, soutenue par la Région Île de France au titre de la permanence artistique et culturelle, et soutenue par la ville d’Alfortville.

DRAC   Ville d'Alfortville

 

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